L’énergie solaire thermique


Le décollage du marché des capteurs solaires

Le décollage du marché des capteurs solaires a commencé en 1999. La surface cumulée de capteurs, de 536 690 m2 a bondi à 542 550 m2 l’année suivante (chiffres Observ’ER). Les ventes annuelles de capteurs vitrés de 2000-2500 m2 au milieu des années 90 se sont soudainement élevées à12 660 m2 en 1999, 22120 m2 en 2000 et devraient être de 33000 m2 en 2001.

Un tel engouement s’explique par la conjugaison de facteurs : la communication forte de l’Ademe dans le cadre de son Plan Soleil avec, à la clé, des aides de 690 à 1150 euros pour un chauffe-eau solaire, de 760 à 2670 euros pour le chauffage et l’eau chaude. Une prime sous conditions : utiliser un matériel qui porte la marque CSTBat (lire la liste des capteurs) et mis en œuvre par un installateur adhérent de « Qualisol ».

L’envol de ce marché n’est pas uniquement dû à l’intérêt des particuliers pour cette énergie. Elle intéresse les collectivités pour maîtriser les charges des équipements publics les plus gourmands en énergie, comme les piscines.

Si les capteurs vitrés forment les trois-quarts des ventes, les capteurs conçus à partir de canalisations opaques directement reliées à un échangeur ou à une pompe à chaleur (système Héliopac d’EES, aidé par EDF) sont courants en toiture des bâtiments tertiaires. Autre innovation d’un rendement élevé : les tubes sous vide.

Certaines opérations peuvent bénéficier, en outre, d’une garantie des résultats solaires ORS), concept inventé par le bureau d’études français Tecsol : le système solaire doit fournir une quantité minimum d’énergie chaque année pour une consommation d’eau chaude donnée. Si L’énergie fournie est moindre que l’énergie garantie, les signataires du contrat doivent dédommager le client.

En outre, le solaire thermique n’est pas réservé à la production d’eau chaude sanitaire. La technique du plancher solaire direct (PSD) exploite les calories captées par des cellules pour alimenter un chauffage par le sol. Autre avantage : la fourniture et la pose de ces équipements (comme les appareils de chauffage au bois) bénéficient d’un taux de TVA réduit de 5,5 %, lorsqu’ils concernent des logements de plus de deux ans.

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