Pas d’argent public pour la voiture électrique… et nucléaire


Les plans de développement des voitures électriques en France prévoient que le rechargement des batteries se fera quasi exclusivement sur le réseau électrique ordinaire, c’est-à-dire à 75% par le nucléaire.

La voiture électrique sera alors co-responsable des tares de l’atome, on peut même parler d’une véritable délocalisation de la pollution : contamination du Niger par les mines d’uranium d’Areva, rejets radioactifs dans l’environnement et production de déchets radioactifs par les centrales nucléaires d’EDF, etc, sans oublier les mines de lithium (par exemple en Amérique du Sud) pour les batteries. Et tout ça pour permettre à des urbains privilégiés de rouler prétendument « propre »… Mais le plus notable est que la voiture électrique n’est même pas efficace contre les émissions de co2.

En effet, une récente étude de l’ADEME a montré que, compte tenu des pollutions citées ci-dessus, il faut avoir roulé 50 000 à 100 000 kilomètres en voiture électrique avant de commencer à émettre moins de co2 qu’avec une voiture thermique (cf La Tribune.fr, 4 décembre 2013, http://bit.ly/WELjVz ). Or, sachant que le trajet moyen en voiture électrique est très court, la plupart des propriétaires de ces véhicules n’atteindront même pas le nombre de km requis : il faudrait rouler de 15 km à 30 km par jour, 365 jours par an, et ce pendant 10 ans. Conclusion : l’argent public doit servir aux transports en commun.

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