Les transports doux avant tout


Les propositions et la communication sur le transport semblent se limiter au développement de la voiture électrique individuelle. C’est une grossière erreur : la voiture électrique ne règle pas le problème du gaspillage énergétique, du gaspillage des matériaux, de l’espace, des finances publiques, de l’insécurité routière, de la sédentarité, de l’encombrement des villes….

La voiture électrique ne règle que le problème de la pollution locale, d’où son intérêt en libre service dans les centres urbains. L’Ademe en 2010 avait sans surprise donné un avis positif pour la voiture électrique mais « sous contrainte » c’est à dire à condition que l’on œuvre de façon efficace pour un report modal de la voiture vers les transports doux (transport en commun, vélo, marche à pied) Donner des aides colossales (plusieurs milliers d’euros) à des particuliers qui veulent garder leurs mauvaises habitudes, qui seront encore moins enclins à prendre le vélo ou le bus ou le train puisqu’ils croient posséder des « véhicules propres » n’est absolument pas pertinent.

Des européens aux Pays Bas ou au Danemark ont la chance immense de vivre dans des villes ou tout est fait pour que l’on puisse se déplacer agréablement à vélo. Aucune ville française n’est à la hauteur de ces villes cyclables européennes. Pendant combien de temps encore doit-on subir en France le puissant Lobby automobile ? Peut-on espérer un jour une politique des transports doux efficace dans notre pays ?

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