Comment favoriser l’énergie solaire ?


L’histoire d’un petit professeur qui aurait, en son temps, révolutionné l’énergie en France. « En 1860 un professeur de mathématique, Augustin MOUCHOT, commence à s’intéresser à l’énergie solaire en 1860 en construisant un cuiseur solaire, prolongeant ainsi les travaux de Horace-Bénédict de Saussure et de Claude Pouillet.

Son idée directrice était de trouver une source d’énergie alternative au charbon dont il prévoyait l’épuisement des mines. En 1866 il invente le premier moteur solaire avec un réflecteur parabolique et une chaudière cylindrique en verre alimentant une petite machine à vapeur. Cette machine est présentée à Napoléon III, puis exposée, jusqu’au siège de Paris au cours duquel elle disparait.

En 1871, une subvention du Conseil général de Tours lui permet de travailler à plein temps pour construire un four solaire d’une surface de 4 m² qu’il présente à l’Académie des sciences en octobre 1875. En 1877, une subvention du Conseil général d’Alger lui permet de construire sur le même principe un « grand appareil de 20 m² » qui reçoit une médaille d’or à l’Exposition universelle de 1878.

En août 1882, lors de la fête de l’Union française de la jeunesse, Abel Pifre utilise un récepteur solaire d’Auguste Mouchot pour actionner une machine à vapeur lui permettant de tirer un journal. La France avait alors une production de charbon insuffisante pour les besoins de l’industrie, ce qui justifiait la démarche de M. Mouchot.

Le traité de commerce franco-anglais de 1860 ainsi que l’amélioration du réseau ferré ont facilité l’approvisionnement en charbon et accéléré le développement industriel. Cela a conduit le gouvernement français à estimer que finalement l’énergie solaire n’était pas rentable et à cesser de financer les recherches de M. Mouchot. M. Mouchot est donc retourné dans l’enseignement, mais il n’est pas complètement oublié car il a reçu le prix de l’Institut de France en 1891 et en 1892.

Il meurt en 1912 à Paris dans la misère, l’énergie solaire n’était pas rentable a estimé le gouvernement, peut-être que si les charbonnages de France n’avaient pas fait pression pour écouler leur production, nous aurions 150 ans d’avance sur les énergies renouvelables ?

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *