Traiter à parité égale les bâtiments passifs


En 1987, une équipe multidisciplinaire de scientifiques (physiciens, ingénieurs, bâtisseurs, etc.) a répondu à la question : sans tenir compte de nos habitudes passées de construction, quel concept de bâtiment aurait les meilleures performances thermiques & climatiques, c’est-à-dire la moindre consommation d’énergie et la meilleure qualité d’air ?

Il est dit « passif », car il fournit une température suffisante et bien régulée toute l’année, préserve en permanence la meilleure qualité d’air possible et se passe d’équipement conventionnel « actif » de chauffage (convecteurs, chaudière bois, poêle, etc.) : sa qualité constructive, le soleil, les habitants et les calories extraites de l’air vicié suffisent. La Loi sur la Transition Énergétique fixe des objectifs ambitieux à horizon 2050 … quand on construit ou rénove un bâtiment, on n’a pas 2 chances de le faire bien, on n’y revient pas avant au moins 30 ans : notre résultat aujourd’hui sera encore là en 2050 ! Pourquoi nous contenter de demander aux français de faire seulement « moins pire » quand on sait déjà comment leur demander de faire « bien » ? Sans remplacer sa réglementation (utile pour pousser tout le monde en avant), qu’attend le gouvernement pour simplement traiter à parité (aides, crédits d’impôt, écoprêts, etc.) les bâtiments passifs, afin de cesser de dissuader ceux qui se sentent motivés et capables de faire mieux que juste le minimum légal ? Et il y a des professionnels français qui savent faire.

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