Locations immobilières charges comprises : une incitation au gaspillage


Une proportion importante des locations de maisons ou appartements de vacances se fait suivant une formule « charges comprises » : le locataire paye le même loyer quelle que soit sa consommation énergétique. C’est notamment le cas pour les grandes résidences des stations de sport d’hiver, souvent gérées par des agences.

Dans ce système, les « économes » paient pour les « gaspi », il n’y a aucune incitation à modérer sa consommation. Ayant eu l’occasion de partir avec pas mal de personnes différentes en locations partagées, j’ai pu constater que dans l’ambiance des vacances les comportements vertueux se relâchent assez facilement : on rentre du ski un peu refroidi, on met les radiateurs à fond, et quand on a trop chaud on ouvre les fenêtres. À qui profite cette formule du « tout compris » ?

Aux bailleurs, et en particulier aux agences immobilières qui gèrent de nombreux appartements : pas de relevés de compteur avant/après, facturation fixe et prévisible. Qui finance le surcoût ? Les locataires, la facture globale étant forcément plus élevée si personne n’a d’intérêt immédiat à adopter un comportement vertueux. Et ce sont les plus vertueux qui paient le plus fort surcoût par rapport à ce qui résulterait pour eux d’une facturation « au réel ».

Il faut interdire la pratique de locations saisonnières meublées « tout compris », et imposer la facturation « au réel » des consommations énergétiques effectivement mesurées en fin de séjour.

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